27 juil. 2008

imaginer (livres ?)

Photo : Edward Burtynsky :
Rock of Ages # 15,
Active Section, E.L. Smith Quarry, Barre, Vermont, 1991


Petit billet rapide pour le plaisir de mettre la photo ci-dessus. Et j’encourage à aller voir le site.

Exploration de l’outil « tablette de lecture » depuis une semaine. Lecture de nombreus heures sous divers éclairages tel le train, le métro, la rue ou la petite lampe de chevet poussive : pas de problèmes.

Pris en défaut lors d’une utilisation avec lampe frontale… il ne faut pas de lumière qui pointe sur l’écran… je chipote.
La batterie tient bien, y compris en écoutant un mp3 en même temps.

Impossible d’installer le programme sony avec l’émulateur windows sous linux. J’ai donc du passer par un Windows XP™ pour mettre à jour le pilote. Gain en vitesse et qualité d’affichage très net et, bonne nouvelle, le support de l’epub arrive. Mauvaise nouvelle, c’est encore balbutiant. En particulier pas de support pour la justification du texte et la coupure des mots : avec une faible largeur d’écran tel que c’est le cas (9 centimètres), à moins de lire de la poésie, c’est raté.

Reste que l’arrivée de ce type de formats qui permettent de reformater les textes fonction des supports, se pose le problème déjà posé pour lequel je n’ai encore lu de solution : comment se repère-t-on dans un texte qui ne cesse de voir son nombre de pages modifié ?
Comment noter sur un bout de papier Cf. p.79 si nous n’avons aucune assurance que le passage souhaitée sera encore à la page 79 ?
Je suis convaincu que l’étalon du livre, la page, va devoir s’adapter (disparaître ?).
Or les signets électroniques ne le remplaceront pas. Pas tout de suite. Comment un prof pourrait-il faire un cours et donner des références avec signets électroniques ? Il enverra peut-être son cours aux élèves, avec les extraits liés. Demain sans doute. Pour l’instant, le support n’est pas là (pourtant, j’ai vu que sur la carte SD de mon sony, un nouveau dossier a été créé qui contient les notes de Digital Édition™).
En attendant, je ne vois qu’une seule solution simple : changer d’échelle. Puisque la page n’est plus, rabattons nous sur le mot — voire sur le caractère, mais les quantités vont vite être ingérables. Forcément, comme le nombre de mots d’un livre peut malgré tout vite être important, peut-être userons-nous du déci-mot ou du kilo-mot. Je nous vois bien avoir quelques difficultés à nous y faire, mais les journalistes manient ces unités-caractères depuis longtemps. Et puis nous avons bien appris à parler en kilo, méga, giga, octets ou pixels, je ne vois pas pourquoi Cf. 2,165 kMt ne finirait pas par être une référence parlante.

Peut-être utiliserons-nous plutôt des pourcentages, ou des « pourmille » (‰) de ce nombre de mots dans l’ouvrage. Pas sûr que ce soit assez précis.

Et puis, s’il te plaît, monsieur Sony™, je voudrais bien que tu occupes un peu cette barre noire en bas de la page en y mettant, par exemple :
— l’heure (mise à jour à chaque tourne de page) pour que je sache qu’il est vraiment temps de fermer la lumière ;
— le titre, l’auteur, de ce qu’affiché — oui, c’est bête, mais comme le support est inchangé, quand on rallume l’appareil, il serait bien de savoir sur quoi l’on tombe !

Pour finir, pour les accros parisiens et autres usagers du métro, une version png du plan des stations, à mettre dans le dossier « image » : ici (il faudra zoomer dessus).

1 commentaire:

benjamin.renaud a dit…

Au passage, petite réaction, un peu à contretemps (oui mais bon c'était l'été aussi faut dire) : ce qui tend à se généraliser à l'université dans les SHS, pour les articles en ligne, c'est la référence au n° du paragraphe. Ceci dit, dès lors qu'on a une ressource numérique, n'importe quel moteur de recherche peut retrouver facilement une citation, si tout va bien, non ?